Si vous êtes comme moi, vous vivez la pandémie liée au coronavirus / COVID-19 avec un double sentiment d’angoisse et d’impuissance. Cependant, même face à cette situation qui nous dépasse, nous pouvons tout de même faire des choses pour améliorer notre immunité.

Par exemple, saviez-vous qu’une alimentation riche en sel (sodium) affaiblit le système immunitaire?

C’est ce qu’ont remarqué des chercheurs dans une récente étude allemande, publiée dans Science Translational Medicine. Dans cette étude, les chercheurs ont démontré que les personnes qui ajoutaient six grammes de sodium à leur alimentation souffraient d’un important déficit du système immunitaire.

Après seulement une semaine de diète riche en sel, des examens sanguins ont démontré que les cellules immunitaires des participants luttaient beaucoup moins efficacement contre les bactéries. Les chercheurs ont aussi découvert que lorsqu’on donne à des souris une diète riche en sodium, celles-ci développent des infections bactériennes sévères.

Nous savons tous qu’une alimentation riche en sodium augmente la tension artérielle, ce qui augmente le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC). Voilà une nouvelle raison de réduire le plus possible la quantité de sel que nous consommons.

Vous me direz peut-être que six grammes de sodium, c’est énorme.

Vous avez raison!

Mais sachez que, selon les chercheurs, la consommation quotidienne moyenne de sel en Allemagne est de 10 grammes par jour pour un homme et de huit grammes par jour pour une femme. La population américaine, quant à elle, consomme en moyenne de cinq à six grammes de sel par jour.

Donc… Oui, c’est beaucoup, mais ce sont des doses qu’on retrouve malheureusement souvent dans l’alimentation occidentale.

Nous devrions plutôt rester sous la barre des 1 500 mg (1, 5 gramme) de sodium par jour. Pour réduire notre consommation de sel à moins de 1,5 g, nous devrions opter pour des repas faits maison, sans sel ajouté.

En effet, la majorité du sel provient des aliments transformés et emballés tels que : biscuits, craquelins, céréales, le pain, le fromage, les soupes préemballées, les repas surgelés, les sauces, les boîtes de conserve, etc. La nourriture de restaurant contribue également au problème.

À l’inverse, une alimentation composée de repas faits maison et d’une grande variété de fruits, légumes et légumineuses contribuerait à nous protéger. D’abord parce qu’elle contient moins de sel, mais aussi parce qu’elle est riche en potassium, qui aide à contrecarrer certains effets néfastes du sodium.

Source: Katarzyna Jobin et al, “A high-salt diet compromises antibacterial neutrophil responses through hormonal perturbation. Science Translational Medicine, March 25, 2020 DOI: 10.1126/scitranslmed.aay3850

Photo par Jason Tuinstra sur Unsplash